Les Lannionnais, les Lannionnaises les jeunes de la résidence se retrouvent au Pixie.

Etudiants, demandeurs d’emploi, maltraités ou sans famille. Les 50 résident·e·s du Foyer des jeunes travailleurs profitent d’un dispositif d’insertion. Le Foyer, le Pixie et maintenant l’espace Sainte-Anne sont plus que de simples lieux d’accueil.

Dans la petite rue du 73e territorial, le panneau du Pixie surplombe le trottoir, quasi-inexistant. Des affiches d’anciens concerts recouvrent la porte. La cour, entourée d’arbres, de guirlandes colorées et de table de pique-nique, rappelle les guinguettes. Le bar est vide, les affiches d’aides aux jeunes, de concerts et d’expositions lui donnent un côté grunge.

Dans un coin, trois jeunes se disputent un match de foot sur la télévision mise à disposition. Personne pour surveiller le bar, c’est la liberté totale. Ils et elles parlent de leurs prochaines sorties : du stade de Guingamp au places de spectacles du Carré magique. Ces personnes, ce sont les adhérent.e.s de l’association des Jeunes travailleurs. 

Toujours en développement

Si les résident.e.s se retrouvent au Pixie et non dans une simple cafétéria d’association, c’est parce que leur logements se trouvent juste au-dessus. Cette salle de spectacle, c’est un peu leur maison.

Ce sentiment n’est pas anodin : les deux lieux sont gérés par l’Urhaj, l’Union régionale pour l’habitat des jeunes. Gwenaël Transmuez, gérant, évoque l’importance du bar pour l’association : « C’est l’une des rares organisations à posséder une salle de spectacle et une résidence », précise-t-il. Depuis son bureau, Gwenaël Transmuez salue les personnes qui passent. À travers les murs vitrés, il garde un oeil sur le Pixie et la résidence. Mais ces deux activités n’ont pas suffit à l’Urhaj.

« C’est en demandant à l’espace Sainte-Anne qu’ils ont connu notre association » – Gwenaël Transmuez, gérant

Il y a un an, l’association a fait un pas supplémentaire pour aider les jeunes. Suite à l’ouverture de l’espace culturel Sainte-Anne, la Ville recherchait une structure pour s’occuper de la cafétéria. Sans hésiter, L’Union régionale a sauté sur l’occasion. En plein centre-ville, dans un bâtiment refait à neuf, occuper la cafétéria ne pouvait être qu’un bon moyen de communiquer sur le Pixie et le Foyer des jeunes travailleurs. Une façon de faire le lien avec les autres structures présentes mais aussi de se déplacer dans un endroit plus visible. « Récemment, un groupe de jeunes lannionnais·e·s cherchaient une salle de musique pour répéter. C’est en demandant à l’espace Sainte-Anne qu’ils ont connu notre association. On a pu leur prêter le Pixie », souligne avec vivacité Gwenaël Transmuez.

Une occasion pour les jeunes

Au milieu des chaises colorées, avec les madeleines posées sur le comptoir et l’odeur de chocolat chaud, l’association est épaulée par deux jeunes. Ophélie Iriple est en service civique à temps plein. Elle travaille avec Mamadou Diallo. Résident depuis trois ans, en terminal et sans famille, il cherchait un moyen de passer le permis. L’organisation lui a proposé de travailler 3 h, tous les samedis, à la cafétéria. En échange, la Région lui fournira une aide de 1 200 euros. « J’en suis à 24 heures, j’espère que je l’aurai du premier coup. » Les yeux qui pétillent et le sourire aux lèvres, il sait quand même qu’il devra mettre la main à la poche pour les dernières heures.

« Il y a quelques personnes qui viennent à Sainte-Anne pour l’Urhaj, mais c’est encore peu » – Mamadou Diallo, résident 

Quand il parle de l’association, son regard paraît plus sérieux : « Il y a quelques personnes qui viennent à Sainte-Anne pour l’Urhaj, avec les journées dédiées à la danse, mais c’est encore peu », déplore-t-il. Pour se faire connaître et aider les jeunes, il y a donc encore du chemin à faire.

 

Olympia Roumier

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